Le jardinage et les pestes

Visite en ce mercredi 4 août de Robert Bélanger, d’Éco-Quartier. Après un regard, la semaine dernière, sur le jardinage en bac sur asphalte (cours, balcons, toits) et la préparation des dits bacs (dont vous trouver l’essentiel de l’information sur le portail d’Éco-Quartier), il est passé sur les ondes du 89,1 cette semaine pour nous parler jardinage. Et pestes. Petit résumé de ces trucs et conseils.

D’abord, les mauvaises herbes.

Si vous avez des plantes à rhizomes, il vous propose, en général, l’arrachage à la main, en faisant attention au petit morceaux. Exemple: pour la menthe ou pour la salicaire pourpre.

Cela dit: attention toute particulière au chiendent. L’envahissement via cette mauvaise herbe peut être ralentie ou stoppé si vous plantée de la seigle d’automne (qui pourra d’ailleurs servir à enrichir votre terre, une fois morte). Pour ce qui est de la renouée japonaise, pas de solution. Il faut simplement éviter d’en semer. Ou qu’un voisin en sème. Impossible de s’en débarrasser sans devoir utiliser des herbicides violents, tels le Round-up.

Parallèlement, si vous avez des problèmes avec des plantes dites à graines (pisselits, herbe à poux, graminées sauvages), alors, en ce cas, la solution est simple: arrachage à main avant la montée en fleur.

Pour ce qui est des insectes…

  • Doryphore (petit coléoptère rayé, beige et noir, dévorant les feuilles, y installant ses oeufs orangés), Robert suggère de les ramasser adulte à la main, tôt au printemps, ou encore d’écraser les oeufs, tout simplement.
  • Pucerons: utiliser un savon insecticide.
  • Altise (puce de terre, un coléoptère noir de quelques millimètres qui saute lorsqu’on s’approche et qui laisse de petits cercles ronds entourés d’une lisière beige jusqu’à des feuilles en dentelles). Pour s’en débarasser, on peut tenter l’arrosage à l’eau froide au soleil à midi, ou encore l’écrasage à la main (ils sont léthargiques par temps chaud).
  • Mouche de la carotte et mouche de l’oignon: utiliser une toile flottante, ou, sinon, des semis sans éclaississage.
  • Vers gris (bucheron du jardin). Prévention? Des boîtes de métal, plastique ou du papier de toilette enfoncé à deux pouces dans le sol. Également, garder les tas de fumier et de compost recouverts d’une toile géotextile à partir du mois d’août. Sinon, les ramasser la nuit avec lampe de poche ou le matin, à la base des plants attaqués.
  • Vers blanc. Travail du sol en profondeur à l’automne. Sinon, emprunter une poule et la lancer (figurativement parlant) vers votre jardin.
  • Vers taupin (fil-de-fer) : même chose que pour le vers blanc.
  • Chrysomèle rayé du concombre (coléoptère jaune avec trois lignes noires sur la longueur). Celui-là est attiré par l’odeur du concombre et par les fleurs jaunes. On propose de placer des soucoupes jaunes remplies de savon insecticide sur le sol, ou encore des morceaux de plastique jaune recouverts d’une colle de type « Tangle-Trap », ou encore de placer vos concombres et melons au côté de plantes odorantes dont l’absinthe, l’origan ou des tagètes.
  • Teigne du poireau (papillons de nuit ou chenilles jaunâtres, qui grigone la surface des jeunes plants au printemps). Solution? Ramasser les chenilles de première génération à la main, au printemps, détruire les feuilles fortement infestées, ou écraser les chenilles au travers de la feuille. S’il envahissent vos plans d’ail, les récolter rapidement.
  • Criocère du lys (coléoptère souvent rouge fluo). On les ramasse à la main.
  • Piéride du chou : utiliser un savon insecticide ou encore de l’eau salée.
  • Limaces. Fabriquer des « pièges à bière ». Ou encore entourer vos plans de coquilles d’oeufs écraser. Sinon? Récolter en soirée ou par temps humide.

Fait à noter : éviter de composter les végétaux contaminés!

Parallèlement, assurez vous de laisser une belle places aux insectes ayant des effets positifs pour votre jardin. On parle ici de coccinelles, d’araignés, de chauve-souris ou encore de vers de terre.

En ce qui concerne les maladies…

Selon les cas… Oïdium: arronser dessus et dessous les feuilles par beau temps. Mildiou: fraîcheur et humidité. Anthracnose: utilisez du bicarbonate de soude neuf fois par semaine. Rouille: même chose, mais une fois par semaine. Pourriture apicale: ajouter du calcium (lait, coquilles d’oeufs, engrais marin). Enfin, coeur creux de la patate, causé par une sécheresse prolongée ou un excès d’azote.

Voilà.

Quelques lectures en ce sens? Robert Bélanger vous propose de jeter un coup d’oeil sur le livre Mon potager en santé de Lili Michaud. Ou encore La culture écologique des plantes légumières d’Yves Gagnon.

Petite note, avant de se laisser: l’équipe d’Éco-Quartier vous invite également à venir assister à un atelier sur le vermicompostage. Si vous voulez en apprendre un peu plus sur cette question, rendez-vous le mardi 10 août prochain, 19h, au 798, 12e Rue, à Limoilou.

Publicités

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :