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Les incontournables de la programmation théâtrale Hiver 2011 d’Hélène McClish

2011/01/25

Tout récemment, passage à l’émission d’Hélène McClish, avec ses incontournables pour la programmation théâtrale d’Hiver 2011, dans la grande région de Québec.

Quelques espoirs, indéniablement.

Lesquels? Petite liste…

  • La face cachée de la lune, écrit et mis en scène par Robert Lepage, au Théâtre du Trident du 11 janvier au 6 février.
  • Kukipik Doikipu, une création du Soucide collectif, présentée à Premier Acte du 18 janvier au 5 février.
  • Roméo et Juliette, de William Shakespeare, mise en scène d’Olivier Lépine, présentée à La Bordée du 18 janvier au 12 février.
  • Création (titre de travail), de Wadji Mouawad, offerte au Trident du 8 mars au 2 avril.
  • Ailleurs, un documentaire théâtral écrit et mis en scène par Kevin McCoy, au Théâtre Périscope du 15 mars au 2 avril.
  • Variations énigmatiques, d’Éric-Emmanuel Schmitt, présentée au Théâtre La Bordée du 12 avril au 7 mai, dans une mise en scène d’Hughes Frenette.
  • Changing Room, un docu-théâtre interactif, texte d’Alexandre Fecteau, en collaboration avec Raymond Poirier, présenté par le Collectif Nous sommes ici au Théâtre Périscope, du 12 au 30 avril.
  • L’opéra de quat’sous, de Bertold Brecht, présenté au Trident, mise en scène de Martin Genest, du 19 avril au 14 mai.

Sur ce, bon théâtre!

1er avril 2010

2010/04/02

En ce premier avril, incontournable, dès le départ, de vous diriger vers LE meilleur canular de la journée. C’est courtoisie de l’équipe de Mauvais Oeil. « Charest démissionne« , annonce le grand titre de cette version réinventée de Cyberpresse… Jetez-y un coup d’oeil, vous allez rigoler. Ou espérer.

Revenons aux choses sérieuses…

Tout d’abord, Hélène McClish vous a mentionné que le Carrefour international de théâtre de Québec était présentement à la recherche de bénévoles. Si vous désirez vous impliquez et vivre l’événement « de l’intérieur », toute l’information est disponible ici.

Enfin, Marie-Serge Blais dans sa chronique de ce matin nous a mentionné le blogue des 2Capricieux qui présentent leur expérience à la cabane à sucre du Pied-de-Cochon, dans les environs de Montréal. Vous pouvez lire le tout sur leur blogue

Enfin, quelques articles qui traitent du Radiothon 2010 de CKRL 89,1 FM. D’abord, au Carrefour de Québec, où on parle d’un « Marathon de 60 heures« . Et ensuite au Québec Hebdo, ou on présente une « Aventure de 3 jours pour amasser 40 000$« .

L’Étape – un docu-théâtre multimédia, présentée au Théâtre Périscope

2010/02/01

L’Étape – un docu-théâtre multimédia, texte et mise en scène d’Alexandre Fecteau, présentée au Théâtre Périscope du 19 janvier au 13 février 2010.

Une critique d’Hélène McClish

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Après nous avoir offert une incursion saisissante dans l’univers des personnificateurs, avec Changing Room, la compagnie Nous sommes ici pose un regard sur le phénomène du covoiturage. Avec L’Étape, la compagnie nous entraîne dans l’univers intime des utilisateurs d’Allo-Stop qui effectuent le trajet Chicoutimi-Québec.

Ce docu-théâtre multimédia  plonge les spectateurs au cœur de l’action. Fusionnant l’espace scénique et l’espace spectateurs, la salle a été aménagée pour reproduire la mise en place des occupants d’un véhicule. Grâce à quatre immenses écrans qui ont été disposés sur les murs de la salle, et sur lesquels sont projetées les quatre perspectives qui s’offrent aux passagers du véhicule, les participants sont invités à vivre l’expérience du covoiturage. Prennent place, parmi le public, les 6 comédiens…

Bien que le texte reproduise des extraits d’échanges qui ont réellement eu lieu à bord de la Firefly 1995, il n’en demeure pas moins qu’il est étonnant de constater comment à partir d’un simple échange courtois, composé essentiellement de généralités, on parvient à entrer dans l’intimité des usagers qui parlent sans grande retenue des hauts et des bas de leur vie amoureuse, puisqu’on découvre rapidement que les passagers n’ont pas seulement en partage leur appartenance au service de covoiturage, mais également que la route 175 constitue pour eux le lien qui leur permet d’entretenir une relation amoureuse à distance.

À cette expérience théâtrale singulière, s’ajoute les difficultés techniques en ce qui a trait au jeu des comédiens! Au jeu minimaliste qui est imposé par la mise en place qui établit une proximité entre les spectateurs et les comédiens, s’ajoute la difficulté de jouer sans avoir d’interaction avec les autres comédiens. En effet, puisque les comédiens se retrouvent dispersés, assis parmi le public, ils ont peu de contact visuel… ils doivent ainsi être à l’écoute du texte, mais également être à l’affût des réactions du comédien qui agit à titre de conducteur pour intégrer le rythme de la pièce… pour se faire, une caméra a été aménagée pour capter le regard du conducteur et le reporter sur l’un des écrans et agir à titre de rétroviseur…

Il ressort de cet amalgame une expérience théâtrale singulière, qui interpelle nos lieux communs. On quitte la salle en ayant l’impression d’avoir non pas été témoin d’un événement, mais d’avoir fait partie intégrante de la traversée de la réserve faunique des Laurentides… Une pièce à voir absolument!

Route, à Premier Acte

2010/02/01

Route, texte de Thomas Gionet-Lavigne, mis en scène par Hugo Lamarre, présentée à Premier Acte du 19 janvier au 6 février 2010.

Une critique d’Hélène McClish

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L’œuvre nous propose une incursion dans l’univers de Jack Kerouac à travers la quête d’un jeune homme à la recherche de l’unique exemplaire d’une pièce écrite par Kerouac, intitulée Route. Une première mouture de ce texte avait été présentée dans le cadre de l’édition 2008 du Carrefour international de théâtre.

L’œuvre, véritable road trip, s’articule en un long monologue rendu par Thomas Gionet-Lavigne. Au fil de son périple, il rassemble différents éléments qui le conduiront à Kate Murray, une femme qui a partagé la vie de l’écrivain. Parallèlement, s’inscrit l’histoire plus intime du narrateur. Ponctuée de remises en question, de quête d’identité et d’une peine d’amour, ce volet plus personnel permet d’établir quelques similitudes entre Kerouac et le jeune homme.

Si quelques fois les péripéties peuvent nous laisser indifférents, on découvre un regain d’intérêt lorsque le jeune homme cède sa place aux autres personnages. Jouant avec le timbre de sa voix, nuançant son jeu physique, Gionet-Lavigne incarner pendant quelques minutes ces interlocuteurs invisibles. Si le ton n’est pas toujours juste lorsqu’il se prête à l’exercice, il n’en demeure pas moins qu’il ne berce jamais dans la caricature.

Le comédien évolue dans un environnement dépouillé constitué de deux grands murs disposés en angle. Véritables écrans sur lesquels sont projetées des images qui nous plongent dans la réalité du personnage, tantôt s’attardant sur un détail, tantôt rappelant les rues de San Francisco. Cette pièce est une véritable invitation au voyage… intérieur…

La reine Margot, à La Bordée

2010/02/01

La reine Margot, à partir du texte d’Alexandre Dumas, mise en scène de Marie-Josée Bastien, présentée au Théâtre La Bordée du 12 janvier au 6 février 2010.

Une critique d’Hélène McClish

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Marie-Josée Bastien est parvenue à condenser un roman de plus de 700 pages en une pièce de 3h00 (entracte compris)… de surcroît un 3h00 passionnant qui nous transporte en plein cœur de la France du XVIe siècle où intrigues familiales, infidélités, meurtres se trament en coulisses alors que l’on prépare le mariage symbolique du protestant Henri de Navarre, qui deviendra le roi Henri IV, et de la catholique Marguerite de Valois, soit la reine Margot.

Au rythme des alliances et des désaveux, on assiste aux différentes manigances qui ont pour seul motivation la quête du pouvoir… Bien que la trame historique a été édulcorée, notamment en ce qui concerne le massacre de la Saint-Barthélemy et le conflit entre catholiques et protestants, il n’en demeure pas moins que le fil narratif demeure limpide… j’irais même jusqu’à dire que l’œuvre a gagné en humanité… Au-delà de l’histoire, on découvre les relations difficiles entre Catherine de Médicis et sa fille Marguerite de Valois, la passion de Marguerite pour le compte de la Mole, une relation qui donne lieu à des étreintes passionnées…

On a plaisir à goûter les nuances de chacun des personnages, ils sont étoffés, pleins de nuances. En réaction au tragique de leur vie, c’est une ode à la passion qui nous est proposée… Quelques interprétations marquantes, le tandem offert par Danielle Lépine et Marie-Ève Pelletier, qui campent respectivement Catherine de Médicis et Marguerite de Valois, des êtres tragiques, habités par l’ambition, la passion et le désir.

La mise en scène, qui a une facture somme toute traditionnelle, est tout en rythme ce qui permet d’excuser certaines interprétations inégales de quelques-uns des 11 comédiens qui se partagent la scène. Le décor, constitué d’un jeu d’arches, se prête à l’orchestration de complots… Fait marquant, la façon dont Marie-Josée Bastien est parvenue à non pas simplement suggérer, mais à nous faire percevoir l’écoulement du temps… tout simplement remarquable!

Les costumes rappellent les tenues vestimentaires portées à la Cour, des vêtements auxquels on a donné une facture contemporaine en intégrant de petits détails, notamment la présence de fermetures éclair à titre d’ornementation… un bel équilibre se dégage de l’ensemble… J’avais de grandes attentes à l’endroit de Marie-Josée Bastien… et je n’ai pas été déçue! Une excellente pièce qui nous fait redécouvrir et apprécier l’œuvre de Dumas!

Il y aura, au Théâtre Périscope

2010/01/15

Il y aura, une création de l’auteur et metteur en scène Jean-Philippe Joubert, présentée au Théâtre Périscope du 12 au 30 janvier 2010.

Une critique d’Hélène McClish

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Ce spectacle solo met en scène Roland Lepage qui a reçu en novembre dernier, le prix Denise-Pelletier qui soulignait, à la fois, 60 ans de carrière mais également sa contribution au développement du théâtre québécois.

Un homme déambule dans un espace dépouillé, un lieu qui rappelle tantôt les dunes de sable, tantôt une plage sculptée par le ressac de la mer. Au centre un arbre. En arrière plan, se dessine le ciel, tantôt couché de soleil, tantôt d’un bleu limpide entaché par les feuilles d’un arbre. L’homme se déplace, en quête d’un lieu très particulier, traînant derrière lui une caisse de bois renfermant, entre autres, une robe bleue… dernière trace, peut-on présumer, d’une femme qu’il a passionnément aimée… Tout au long de la pièce, il dépliera le délicat tissu pour redonner vie à cette femme à travers cette robe qu’il fera tournoyer, qu’il pressera contre lui, qu’il revêtira pour qu’une fois encore elle épouse les formes humaines… s’amorcera avec le souvenir de cette femme un dialogue à une seule voix…

Dépourvue de fil narratif, cette œuvre n’est pas une histoire en soit, elle relate une quête qui est essentiellement symbolique, une quête qui prend forme à mesure que les bribes de sa vie s’entrelacent, l’œuvre relève de la poésie et de l’évocation, … on a l’impression que l’homme traîne derrière lui ce qu’il lui reste de sa vie, le poids de sa vie, et qu’il est à la recherche d’un lieu pour se poser et laisser derrière lui ses souvenirs… Le texte inspiré des œuvres de l’auteur roumain Émile M. Cioran (Précis de décomposition, De l’inconvénient d’être né) propose une incursion dans l’intimité de l’humain… l’interprétation de Roland Lepage humanise la douleur, donne un visage au deuil …

Les productions de Nuages en pantalon accordent une place importante à la gestuelle et cette production ne fait pas exception. Ces passages ont quelque chose de méditatif, cette retenue dans le geste impose une lenteur au rythme de la pièce… une œuvre qui est également bercée par la musique de Jean-Sébastien Bach …

Les coups de coeur Théâtre d’Hélène McClish

2009/12/09

L’année théâtrale 2009 tire, irrémédiablement, à sa fin.

Douze mois faste en théâtre, autour desquels Hélène McClish en a profité pour faire le point. Des nombreuses productions qu’on a eu l’occasion de voir dans la Capitale, elle en a retenu cinq pour faire office de «coup de cœurs».

Nous nous permettons, aujourd’hui, de vous en dresser la liste.

D’abord LE coup de cœur été et automne 2009 de notre critique théâtre : Ou tu vas quand tu dors en marchand.

Suite de tableaux éclatés qui ont été présentés, en parcours inoubliable, lors de l’édition 2009 du Carrefour international de théâtre. Parcours qui devrait revenir, sous une forme modifiée, pour l’édition 2010 de l’événement. 21 000 spectateurs. Prix de la critique 2009, de l’Association des critiques de théâtre. Création de Frédéric Dubois, Claudie Gagnon, Véronique Côté, Pascal Robitaille et Sébastien Dionne.

D’autres mentions plus qu’honorables… Dans un ordre qui n’est pas précis.

Au Théâtre Périscope, la pièce Monolake qu’on a vu en septembre dernier, création collective orchestrée par Jean-François F. Lessard, mariant théâtre et musique de manière particulièrement efficace.

Au Périscope également, et aussi en cette saison automnale, Annette, la dernière création d’Anne-Marie Olivier. Conte urbain qui nous entraîne dans les rues et les ruelles de Limoilou. À la scène transformée, littéralement, en patinoire pour l’occasion.

Du côté de Premier Acte, on pense à la production Et autres effets secondaires, qui y a ouvert la saison en salle. Un regard surprenant sur la maladie mentale, avec une distribution nombreuse, savamment dirigée par Marie-Josée Bastien.

Et, enfin, on reste à Premier Acte, dans une pièce présenté hors-salle. Et en tout début de saison : Autour de ma pierre il ne fera pas nuit, du Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline. Avec une récupération fort imaginative de la court intérieur du Conservatoire d’art dramatique de Québec, ou la pièce était présentée.

Un automne faste. Prélude à un hiver tout aussi intéressant?

Seul le temps nous le dira…